Du pigeon dans votre assiette!
On peste beaucoup contre ces sacs à merde volants que sont les pigeons en ville au point de harnacher le moindre recoin de pics pour les empêcher de s'installer et d'élever leurs petits. En Amérique du Nord, on ne voit aucune utilité à ces volatiles que l'on qualifie la plupart part du temps de purs parasites.
Pourtant dans beaucoup de pays, le pigeon ou le pigeonneau d'élevage est un ingrédient de choix pour la cuisine. C'est une chair que l'on dit délicate et au goût se situant entre l'émeu et le canard. Pour y avoir goûté lors de mon séjour en Bretagne, je ne peux pas dire que j'ai été emballé. C'était un peu coriace. Était-ce du vieux pigeon? Il faut semble-t-il manger du jeune pigeon qui n'a pas encore volé pour se régaler. Par contre, le Capitaine a toujours beaucoup aimé!
Hier après-midi, en me promenant sur la rue Roy, je me suis arrêté devant une boucherie (Fernando), spécialisée en gibier et volailles, qui offrait du pigeonneau de Bellachasse. Cet élevage, rêve un peu fou de deux jeunes amoureux des pigeons, est situé à Frémont dans la Beauce. Il est unique en Amérique du Nord et ses propriétaires, qui ont pris la relève de Carol Lebel, le tout premier éleveur québécois, voient grand! Ils fournissent déjà les meilleurs restaurants de la province.
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