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30 septembre 2005

Deux dossiers à lire

Les questions entourant les OGM et les produits issus de l'agriculture biologique sont nombreuses.

Le site Passeport Santé, anciennement le Réseau Proteus, et maintenant soutenu financièrement par la Fondation Lucie et André Chagnon présente deux dossiers complets sur ces questions toujours d'actualité.

29 septembre 2005

Pratique viticole insolite

On a souvent dit que la musique adoucit les moeurs et que certains genres musicaux pourraient même avoir une influence positive sur les plantes.

Des chercheurs de l'Université de Florence veulent corroborer cette hypothèse suite à l'expérience menée par un viticulteur produisant du brunello de Montalcino, un excellent vin de Toscane. Giancarlo Cignozzi assure qu'une bonne dose de musique classique a amélioré la santé de ses vignes et la qualité de son vin.

La vigne aime-t-elle aussi le jazz ou la pop?

25 septembre 2005

Goûter c'est dans la tête!

Selon Patrick Mac Leod, un neurobiologiste français, reconnu pour ses travaux sur les comportements alimentaires et les perceptions sensorielles chez l'homme, le goût est un processus complexe liant génétique et culture. Il fait appel à nos dents (?), notre nez (nous avons 347 gènes olfactifs) et très peu surprise... à notre langue.

Mais le goût c'est aussi culturel comme le démontre la préférence des Français pour les fromages qui puent, l'engouement de certains Asiatiques pour le durian, fruit qui pour les Occidentaux sent la pourriture ou encore l'aversion quasi mondiale pour l'odeur des excréments. C'est une bonne nouvelle. Le goût des bonnes choses ça se développe!

Tous les goûts sont vraiment dans la nature...

Liens intéressants

23 septembre 2005

Tout le monde met de l'eau dans son vin mais surtout les Européens

Selon l'International Tribune, L'Europe et les États-Unis sont parvenus à un accord sur le vin et son commerce après plus de 20 ans de guéguerre qui profitera principalement ... aux Américains!

Les États-Unis ont en effet accepté de ne plus utiliser certaines appellations réservées comme Chianti ou Chablis Du moins pour les nouveaux produits... Le champagne américain a encore de beau jour devant lui, les vins existants pouvant continuer à porter les appellations européennes à la source de ce conflit.

L'utilisation de termes comme Château, Domaine ou Grand Cru continuera d'être premise. Ce n'est pas trop grave, car même en Europe ces labels sont plus souvent qu'autre chose, des trucs marketing pour donner plus de prestige à des produits qui ne sont pas certifiés ou authentifiés par aucun organisme reconnu.

Les Européens ont aussi accepté le principe du trempage de copeaux de bois pour aromatiser certains vins et l'ajout d'eau aux cuvées. Et ça, c'est plus fondamental! Faisons vite ce que la Nature fait lentement, ça coûte moins cher et le consommateur n'y voit que du feu! Logique mercantile quand tu nous tiens...

Un casse-tête de plus pour les amateurs...

P.-S. Cet accord doit être soumis au Congrès. J'espère que nos chers voisins et partenaires le respecteront plus que le traité de libre-échange signé avec nous.

19 septembre 2005

Petite visite à Outremont

Dimanche matin... temps nuageux sur Montréal. Je me suis levé tôt et que faire? Après avoir lu les quotidiens, écrit un petit billet, fait un peu de rangement, j'avais des fourmis dans les jambes. Je me suis habillé et hop... j'ai pris le métro direction station Outremont et le marché bio de la rue Dollard. Il était 9h30.

Ce petit marché compte une dizaine de kiosques sous des petits chapiteaux. On y retrouve de tout : produits de boulangerie et apicoles, fromages, fruits et légumes ainsi que des viandes. Il n'y a pas vraiment d'économie à faire là-bas, les prix pratiqués m'ont semblé comparables à ceux que j'ai pu observer dans divers magasins que je fréquente. Mais la fraîcheur y est incomparable et la possibilité de discuter avec des producteurs vaut le déplacement.

Ce marché se tient tous les dimanches jusqu'au 9 octobre de 10h à 17h00. Pour les gens qui habitent dans l'Est, les Samedis Bio du marché Maisonneuve recréent la même ambiance mais à plus petite échelle.

P.-S. Je suis revenu avec un miche de pain multigrains de la Vagabonde, boulangerie de Val-David et d'un petit sac de mesclun tout frais. Je n'avais apporté que dix dollars afin de ne pas me laisser tenter...

18 septembre 2005

Cake Poudre de jade

J'ai une période très thé actuellement. J'ai lu sur le thé. Je bois beaucoup de Sencha, un excellent thé japonais, au bureau pour garder les idées claires, je fais des essais avec d'autres types de thé (tchaï indien, roïbos, Darjeeling, thés chinois, etc.) à chaque fois que je le peux et j'ai découvert même la possibilité de faire de la cuisine au thé.

Première tentative : un cake au matcha, le thé utilisé par excellence des cérémonies du thé. Cette poudre d'une variété de thé cultivé près de Kyoto est considérée comme un des meilleurs thés japonais. Sa couleur vert jade est vraiment exceptionnelle et son arôme bien végétal. Ce thé s'achète exclusivement dans les boutiques de thé.

Ingrédients

  • 15 grammes de matcha (thé japonais vert en poudre)
  • 225 grammes de farine à pâtisserie
  • 250 grammes de beurre non salé ramolli
  • 200 grammes de sucre à glacer (sucre glace)
  • 5 oeufs bien frais
  • 15 grammes de bicarbonate de soude ou de levure chimique
  • 50 grammes de sucre granulé (sucre semoule)
  • 1 pincée de sel
  1. Préchauffez le four à 210 °C ou 410°F.
  2. Cassez les oeufs en séparant les jaunes des blancs. Mettez ces derniers dans un bol et laissez les jaunes dans leur coquille.
  3. Versez la farine, la levure, le sel et le thé dans un autre bol. Mélangez.
  4. Mettez le beurre dans un autre bol, ajoutez le sucre à glacer et battre le mélange jusqu'à ce qu'il blanchisse. Incorporez les jaunes un par un, sans cesser de battre, en alternant chacun d'eux avec une cuillerée à soupe du mélange à base de farine.
  5. Versez le reste de ce mélange dès que le dernier jaune est bien incorporé, mélangez bien, réservez.
  6. Battez les blancs en neige ferme, versez le sucre granulé et fouettez pendant encore quelques secondes. Incorporez les blancs en neige à la préparation réservée, en soulevant délicatement la masse (plier).
  7. Beurrez un moule à cake ou deux moules à pain et versez-y la pâte. Mettez au four et laissez cuire pendant 40 minutes maximum. Surveillez bien la cuisson, car le cake doit être gonflé et bien doré pas plus! Les miens ont été un peu trop cuits même avec 5 minutes de moins. L'achat d'une sonde thermique s'impose.
  8. Laissez-le reposer pendant quelques minutes après la sortie du four, avant de le démouler sur une grille à pâtisserie.

Idéal pour accompagner le thé! Il se conservera quelques jours. Sa couleur verte presque fluo intriguera et son goût déroutera.

P.-S. Quand le Capitaine viendra, il aura droit aux madeleines au thé vert. J'espère qu'il appréciera...

13 septembre 2005

Une viande cultivée pour nourrir le monde!

On cultive déjà en laboratoire des tissus pour des fins médicales, mais certains scientifiques ont d'autres idées en tête. Et ils voient grand!

Une équipe de recherche de l'Université du Maryland tente de mettre au point des techniques pour créer des viandes artificielles cultivées in vitro, mais à très grande échelle pour nourrir la planète. Les bénéfices sont nombreux selon les dires de Jason Metheny, un de ces chercheurs enthousiastes :

«Food companies could then target the growing market for healthier, lower-fat foods and also meet the growing demand for meat in developing markets. Cultured meat would also appeal to consumers concerned about food safety, the environment and animal welfare, and those who want to tailor food to their individual tastes.»

On parle déjà de faire grâce à ces techniques des boulettes pour hamburger et des nuggets de poulet. Bravo pour la saine alimentation et le respect des habitudes alimentaires des autres nations de la Terre. Et quel goût aurait ces produits? Quelle texture ? Quelles substances seraient utilisées dans ces préparations? Beaucoup de questions non répondues pour le moment.

L'industrie agroalimentaire se transformerait à terme en industrie bioalimentaire et ça me donne froid dans le dos vu la très grande transparence qui est l'apanage de certaines grandes entreprises du milieu...

P.-S. Et je ne peux m'empêcher de penser au Soleil Vert et à tant d'autres films de science-fiction qui nous montrent une alimentation totalement artificielle dans un monde inhumain où le plaisir n'a vraiment plus sa place.

11 septembre 2005

Un agneau labellisé

Charlevoix, région magnifique du Québec, verra peut-être naître en 2006, la première IGP (indication géographique protégée) en Amérique du Nord après 10 ans de travail. Un cahier de charge rigoureux a été établi misant sur les ressources de la région (céréales et fourrages cultivés dans la région par exemple) pour offrir une viande à la saveur différente.

Cette viande jouit d'une grande popularité partout au Québec alors qu'elle n'est commercialisée que dans Charlevoix. Le consommateur est donc souvent trompé. Une raison de plus de protéger ce produit régional de grande qualité!

Si le sujet vous intéresse, La Semaine verte du 11 septembre 2005, a présenté un reportage sur cet agneau pas comme les autres.

06 septembre 2005

A nice cup of tea?

L'image de l'Anglais qui boit son thé avec un nuage de lait dans une petite tasse de porcelaine fait toujours sourire.

Pourtant, pour les Chinois et les Japonais, une telle pratique est un sacrilège! Pour eux, le thé se boit nature et souvent de façon contemplative. C'est la voie du thé. Une voie qui fait son chemin peu à peu en Occident. Deux visions...deux mondes...une seule histoire fascinante souvent douloureuse pour des pays producteurs comme la Chine ou l'Inde.

On sait peu que les Anglais ont fait d'énormes pressions sur le Céleste Empire pour obtenir coûte que coûte cette précieuse marchandise au XIXe siècle avec à l'appui: un important trafic d'opium (substance pourtant déjà interdite en Angleterre) produit au Bengale et une petite guerre pour mettre au pas ces hommes un peu trop suffisants à leurs goûts. Dommage que les Chinois n'avaient pas à l'époque de leadership plus éclairé... Ils y ont perdu beaucoup dont le territoire de Hong Kong en 1842.

Lorsque les Brits ne purent obtenir suffisamment de thé des Chinois, ils tentèrent d'établir des plantations un peu partout et surtout mais dans le sous-continent indien (Inde et Sri-Lanka). Leurs gardens (plantations) étaient souvent des enfers où les coolies (employés d'origine indienne) vivaient dans des conditions particulièrement difficiles. On ne leur refusait pas quelques bons coups de fouet pour améliorer leur rendement. Pas esclave puisqu'on avait aboli l'esclavage dans les colonies de sa Majesté en 1833 mais tout comme... Beaucoup y ont laissé leur peau. Qu'il faisait bon vivre sour le règne de l'Angleterre victorienne!

Le thé que l'on prend pour acquis en Occident nous parvient toujours de ces lieux. Les conditions y sont moins difficiles mais la misère y est toujours le lot de beaucoup. Aussi, je ne peux que souhaiter un développement rapide du commerce équitable de cette denrée. Un petit plus pour les petits producteurs que nous nous devons d'aider. C'est facile, il suffit d'y penser en faisant nos emplettes.

Pour ceux que l'histoire du thé intéresse, je suggère ce livre que l'on retrouve facilement en bibliothèque:

Titre : Histoire du Thé
Auteur : Paul Butel
Collection : Outremer
Éditions Desjonquières
Paris, 2001
256 pages
ISBN : 2843210402

05 septembre 2005

Esprit du thé

Je tiens dans les mains un bol de thé; je vois la totalité de la nature représentée dans sa couleur verte. En fermant les yeux, je découvre des montagnes et l'eau pure au fond de mon coeur.

SoShitsu Sen
Vie du thé - Esprit du Thé
Jean-Cyrille Godefroy, 1982
ISBN : 2865530159

Les Chèvres - prise deux

Hier, je suis retourné aux Chèvres avec un ami londonien et son copain, deux ovo-lacto-végétariens qui mangent un peu de poisson. Ils voulaient bien manger et connaître les produits du Québec.

Après une recherche rapide, j'ai vu que la cuisine végétarienne n'avait pas vraiment la cote ici et que les bons restos végétariens sont rares. Une évidence tout de même... Les Chèvres. Alors, va pour les Chèvres!

Vu l'expérience que j'avais eu avec le Capitaine lors de ma première visite à ce restaurant tant encensé par la critique, je me suis dit "Jouons le jeu". J'ai commandé un menu exclusivement végétarien.

  • En amuse-bouche : crème de maïs servi dans un petit verre accompagné d'un huile de persil et d'un petit morceau de flan aux poireaux surmonté de fromage frais et de petits morceaux de bacon (seul petit accroc à ma soirée sans viande).
  • En entrée : de délicieuses asperges blanches rôties accompagnées d'un velouté d’amandes à l’ail doux et de croustilles aux piments d’Espelette et de jeunes pousses de coriandre.
  • En plat principal : un flan de maïs sans œufs, betteraves Chioggia, asperges vertes rôties, girolles et vieux vinaigre balsamique
  • Un plateau fromages 100% québécois dont un excellent fromage bleu au lait de brebis que je dois retrouver absolument.
  • En enfin en dessert : un nougat glacé miel et pignons, sorbet au melon, pulpe d’orange amère, basilic et framboises
  • Vin : un Mas Borràs 2003, un Penedès composé de pinot noir, de la maison Torres. Une suggestion de la sommelière toute gentille!

Côté cuisine, rien à dire! Tout était bon et même très bon. Des légumes cuits parfaitement. Des plats présentés comme des oeuvres d'art. Le flan au maïs m'a énormément surpris. Mes compagnons ont beaucoup apprécié leurs plats, les fromages et leurs desserts chocolatés.

Mes bémols sont mineurs. La musique un peu trop présente (à mon goût) et le service un peu brouillon. Tout le personnel de service est passé à notre table au moins deux fois mais toujours avec une grande gentillesse. On a aussi oublié que mes deux compagnons étaient anglophones. Nous étions dans un resto francophone et ça se voyait...

Ce fut une très agréable soirée à discuter de végétarisme, de produits bio, de la qualité de vie à Montréal, des États-Unis où ils travaillent maintenant et de la difficulté de vivre une relation à distance. Je suis un spécialiste!

De plus, on m'a invité à ma plus grande surprise. J'étais un peu gêné!

P.-S. J'avais mangé au Commensal le midi avec mes parents. Méchant constraste!

03 septembre 2005

Étrange mélange mais étrangement bon!

Que diriez-vous d'une crème glacée au chocolat, au sel marin et à l'argile rouge? Étrange? Dégueulasse? Pas convaincant? Moi, je vous dis : À tester! Mais où?

Chez Meu Meu bien sûr! Leur glaces et sorbets maison faits d'ingrédients frais et quelques fois biologiques valent vraiment le détour. Aux saveurs traditionnelles s'ajoutent des expériences que l'on ne retrouve certainement pas ailleurs.

Crèmerie Meu-Meu
4458 St-Denis (près de Mont-Royal)

P.-S. Je me suis régalé!