« juillet 2003 | Accueil | septembre 2003 »

31 août 2003

Mummmm ...

La tentation a été trop forte en faisant mes emplettes hier. Les deux nouveaux chocolats noirs (Poulain Éclats de noisettes 64% et Nestlé Noir fondant 70%) sont tombés comme par magie de la tablette dans mon panier.

Et je peux vous dire que pour du chocolat industriel, c'est un un vrai plaisir ! Je dois rester zen et me covaincre que :

La force de caractère c'est de pouvoir regarder une plaque de chocolat et de n'en manger qu'un carré ou deux...

Sélection naturelle

Dans le monde agricole, les processus traditionnels de sélection ont encore de beaux jours devant eux surtout pour les produits jugés à faible valeur économique pour les grandes firmes multinationales. En voici un exemple.

Des chercheurs italiens ont mis au point une pastèque pour célibataire. La nouvelle variété est le fruit de croisement entre cultivars existants et d'une technique spéciale pour empêcher les fruits de grossir. Le fruit, plus rond, vert à l'extérieur, rouge et juteux à l'intérieur, pèse environ 1 kg. Son goût est excellent s'il est cultivé dans de bonnes conditions. Les Romains, grands amateurs de «cocomero» semblent bien l'apprécier.

Un seul petit pépin cependant ! Toutes les tentatives pour obtenir un fruit sans graines se sont soldées par des échecs.

Espérons que l'idée soit reprise rapidement par des producteurs de melon du monde entier.

P.-S. J'adore la pastèque.

30 août 2003

Bonne nouvelle pour les amateurs de chocolat noir !

Selon la revue Nature, le chocolat noir est meilleur pour la santé que le chocolat au lait. Cette conclusion est tirée d'une étude conjointe menée par l'Institut national de recherche sur l'alimentation et la nutrition de Rome et de l'Institut des sciences de la vie de Glasgow au Royaume-Uni.

Sur un échantillon de douze volontaires, on a remarqué une augmentation significative du taux d'antioxydants chez les volontaires consommant du chocolat noir. Les antioxydants sont des substance chimiques susceptibles de prévenir les maladies cardio-vasculaires chez l'homme. Aucun changement ne fut noté pour les consommateurs de chocolat au lait.

Il semble que le lait inhibe les propriétés antioxydantes du chocolat comme c'est le cas pour le café où on recommande de le boire sans lait, bien noir.

Une association plaisir - santé ! Ça me plaît ça !

Réponse au quizz sur la caféine

a3, b4, c8, d7, e6, f5, g1, h9, i2

Liens en français en français sur le café et la caféine

Prendriez-vous un petit café ?
La face cachée de la caféine
La caféine
Les effets du café

Links in English on coffee and caffeine

Frequently Asked Questions about Caffeine
Coffee facts and figures

Un petit espresso de 30 ml (1 oz) ou une tasse de cappucino (latte) contient environ 40 mg de caféine, beaucoup moins donc qu'un café filtre ordinaire. Pourquoi ne pas joindre la révolution du goût et de la qualité ? À bas l'eau de vaisselle !

P.-S. La caféine et la théine sont la même substance chimique. On a longtemps cru le contraire.

29 août 2003

Deux cuisses de poulet et quarante cinq minutes plus tard ...

Hier, je suis tombé sur une aubaine au supermarché : trois cuisses de poulet pour le prix de deux. Sachant que j'avais à la maison de l'estragon, je me suis décidé à nous préparer une recette très traditionnelle en France : du poulet à l'estragon à ma façon.

Ingrédients (pour 2 personnes)

  • 2 cuisses de poulet bien dodues
  • 2 c. à soupe d'huile d'olive
  • 1 petite carotte coupée en petits dés
  • 1 petit oignon haché
  • 1 petite gousse d'ail hachée
  • 2 c. à soupe de feuilles d'estragon frais
  • quelques brins de cerfeuil
  • 2/3 tasse de vin blanc sec
  • 1 1/3 tasses de bouillon de poulet
  • 2 c. à soupe de crème fraîche (et même plus si vous le désirez)
  • sel et poivre
  1. Faire chauffer l'huile dans un grand poêlon. Faire revenir les cuisses de poulet des deux côtés jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées. Réservez.
  2. Faire revenir la carotte, l'oignon et l'ail pendant 3 ou 4 minutes.
  3. Remettre le poulet dans le poêlon. Bien mélanger. Ajouter des feuilles d'estragon selon vos goûts, quelques brins de cerfeuil, le vin et le bouillon.
  4. Couvrir et laisser mijoter à feu doux couvert pendant au moins trente minutes.
  5. Retirer les cuisses et garder au chaud. Faire réduire la sauce à votre goût ( au moins au deux tiers) et ajouter la crème fraîche. Continuer la cuisson quelques minutes.
  6. Déposer les cuisses dans les assiettes et les napper de la sauce. Servir avec des légumes verts, des pâtes ou du riz.

J'ai eu deux regrets hier. N'ayant pas de bouillon de poulet sous la main, j'ai utilisé du bouillon instantané malheureusement déjà très salé. Attention donc à ne pas en mettre trop pour gâcher votre sauce ! Le deuxième regret était de ne pas avoir songé à acheter une bonne baguette pour m'aider à bien nettoyer mon assiette de toute cette sauce si bonne.

Vin servi : le reste de la bouteille de La Croix Saint-Vincent, un Bordeaux blanc sec ayant servi dans la recette. Très correct pour trois euros.

28 août 2003

Caféine quand tu nous tiens !

Le Capitaine a besoin de sa dose matinale de caféine pour démarrer de bon pied sa journée sinon il navigue en zombie. Une fois sur sa lancée, il peut faire de longues heures sans s'arrêter. Moi, je suis sa parfaite antithèse. Je me réveille et je serai prêt à travailler immédiatement sans café. Mais à 22:00, mon lit m'appelle. Seul un tout petit espresso en après-midi me permet d'aller au bout de la nuit.

La caféine est un puissant stimulant. Plusieurs aiment le café exclusivement pour les effets bénéfiques que cette substance leur procure mais ils minimisent souvent ses effets négatifs.

Êtes-vous accroc à la caféine ou seulement un utilisateur occasionnel ? Testez vos connaissances et apprenez à débusquer cette drogue tout à fait légale.

Relier les boissons suivantes à leur taux de caféine en milligrammes ?

a) lait au chocolat (170 ml ou 6 oz)
b) café filtre (150 ml ou 5 oz)
c) café décafféiné (150 ml ou 5 oz)
d) instantané régulier (150 ml ou 5 oz)
e) percolateur (150 ml ou 5 oz)
f) Coca-cola (33 cl ou 12 oz)
g) 7-Up (33 cl ou 12 oz)
h) thé glacé (33 cl ou 12 oz)
i) thé infusé cinq minutes (une tasse)

1) 0
2) 40
3) 10
4) 146
5) 34
6) 110
7) 53
8) 2
9) 29

P.-S. Une dose de 500 mg par jour cause souvent des troubles du sommeil et une dose de 5000 mg peut occasionner la mort.

Réponses demain

27 août 2003

Le maïs transgénique ne tient pas ses promesses

Greenpeace et les Amis de la Terre ont publié un dossier publié en anglais et basé sur des données indépendantes. Il tend à montrer que la culture de maïs transgénique de type Bt 176 aurait plus d'inconvénients d'avantages pour les agriculteurs et l'environnement.

Ce maïs contient un élément nommé Bt 176, consistant d'un gène tiré d'une bactérie présente dans le sol, le bacillus thuringiensis (d'où Bt) qui est actuellement utilisé comme pesticide écologique partout dans le monde. Ce gène permet la production d'une toxine qui détruit diverses espèces de papillons et de chenilles.

Il contient aussi un gène accroissant la résistance aux herbicides à spectre large de type glufosinate-ammonium. Ces herbicides qui agissent par contact, tuent une grande variété de plantes et font littéralement place nette. Ils sont bien entendu commercialisés par les mêmes sociétés qui produisent les maïs modifiés leur résistant.

Un gène accroissant la résistance à un antibiotique, l'ampicilline, complète les modifications génétiques pratiquées sur ces maïs. Il n'apporte aucun bénéfice à la plante ou ses utilisateurs. Il ne joue qu'un rôle de marqueur lors des tests de mise au point des OGM où on se sert d'antibiotiques pour détecter la réussite des manipulations.

Voici un résumé du document publié :

  • Des cas de pollinisation croisée ont été identifiés en Navarre. Les maïs transgéniques Bt176 (dont ceux de la firme Syngenta ex-Novartis, ex-CIBA-Geigy) sont donc capables de polluer les maïs traditionnels des exploitations pratiquant une agriculture raisonnée ou biologique menant à un déclassement des récoltes et des prix plus bas pour les producteurs.
  • La résistance des insectes ravageurs aux toxines de maïs OGM de ce type est démontrée. Or, on utilise souvent la bactérie bacillus thuringiensis à la base de ces modifications génétiques comme pesticide biologique.
  • Des effets sur d'autres espèces d'insectes sont à craindre.Des études semblent le démontrer.
  • L'emploi de ce type de maïs transgénique ne semble pas se justifier en Espagne car la pyrale est un problème mineur dans ce pays. Les problèmes climatiques et les champignons s'attaquant aux racines sont des problèmes beaucoup plus importants et aucunement réglés par l'emploi de semence de type Bt. L'emploi de pesticides n'est donc pas diminué.
  • Les rendements des variétés Bt ne sont pas meilleurs et même inférieurs aux variétés traditionnellement plantés.

Où sont les bénéfices alors ? Ils concentrent dans un seul endroit et je vous laisse deviner où.

26 août 2003

Salades gourmandes

On oublie souvent qu'une salade peut constituer un repas complet tout en demeurant un plaisir pour les yeux et le palais. Une laitue (autre que l'iceberg) et quelques tomates constituent une base sur laquelle se construit une infinité de variations. La cuisine bistro française regorge de recettes mettant en vedette des produits régionaux (foie gras, jambon et confit de canard, etc.)

Hier soir, j'ai préparé cette salade dauphinoise : cubes de gruyère, jambon cru, cerneaux de noix de Grenoble et ciboulette. La vinaigrette était constituée de moutarde, jus de citron, vinaigre de vin rouge, crème fraîche et d'huile d'olive. Le petit Côtes-du-Rhône rosé servi très frais, était tout à fait indiqué pour l'accompagner.

D'autres salades du même type :

l'alsacienne :
deux types de fromages dont l'emmenthal, oeufs cuits durs, radis et céleri
l'ardéchoise :
marrons entiers, pommes de terre, poitrine de porc
l'auvergnate :
fromage bleu, cantal, jambon cru, et noix
la colmarienne :
cubes de gruyère, saucisses de porc fumée, échalotes (françaises) et ciboulette
la comtoise :
fromage comté mariné dans du vin blanc, jambon, noix et ciboulette
la gasconne :
magret de canard séché, foie gras, gésiers confits et dés d'avocat
la gourmande :
haricots verts, champignons, noix, pignons de pin, poivron rouge, foie gras
la landaise :
foie gras, magrets de canard fumés, gésier confit, pignons de pin et cerfeuil
la lyonnaise :
oeufs cuits durs, petites pommes de terre nouvelles, hareng mariné, persil et ciboulette
la montagnarde :
poitrine de porc fumée, fromage Beaufort, noix et pleurote
l'océane :
coques, petites crevettes et haddock
la provençale :
poivrons, oignons, concombre, haricots verts, oeufs cuits durs et anchois
la parisienne :
jambon, emmenthal, champignons de Paris
la sarladaise :
confit de canard, oeufs cuits dur, céleri, poivron vert, olives vertes et oignons

Vous retrouverez la majorité de ces recettes grâce au moteur de recherche PlatsNet.

Termine ton assiette sinon privé de dessert ...

La boulangerie en France est un art qui remonte à loin. Les Gaulois se sont révélé d’habiles boulangers. Le pain constituait la base de leurs repas. Ils ont même vraisemblablement introduit une coutume qui se perpétua au moins jusqu’au XIVe siècle avec l'apparition de l'assiette sur les tables.

Auparavant, celle-ci était remplacée par une grosse tranche de pain appelée «tranchoir» qui était recouverte d'aliments divers : viande, poisson, légumes, etc. Lorsque ceux-ci étaient mangés, il ne restait littéralement qu'à terminer son assiette jusqu'à la dernière bouchée.

Quel bonheur, pas de vaisselle à faire !

24 août 2003

Tartare 100 % boeuf

J'ai mangé un tartare de boeuf pour la première fois, il y a déjà plus 13 ans dans un petit restaurant aujourd'hui disparu de la Place Victor Hugo (16e) à Paris. Depuis j'ai essayé diverses préparations de viande (carpaccio) ou de poisson cru (sushi, ceviche) mais le tartare de boeuf demeure un des mes plats préférés surtout si c'est celui que prépare le Capitaine et qu'il est accompagné de frites bien dorées.

Ingrédients pour deux personnes

  • 300 g de bifteck haché extrafrais (très important)
  • moutarde de Dijon
  • 2 oignons hachés finement
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 2 c. à soupe d'huile d'olive
  • 50 g de câpres bien égouttées
  • sauce Worcestershire
  • sauce Tabasco (optionnel)
  • ketchup
  • 2 c. à soupe de persil haché
  • 2 c. à soupe d'estragon haché
  • sel et poivre
  1. Verser le boeuf dans un grand bol. Ajouter 1 c. à soupe de moutarde ou un peu plus son votre goût (moi j'aime mon tartare bien relevé), l'huile d'olive et 1 c. à café de sauce Worcestershire. Mélanger avec une cuillère de bois pendant 3 minutes.
  2. Ajouter les fines herbes, les câpres, l'oignon, les jaunes d'oeuf et le ketchup. Ajouter le Tabasco si désiré. Bien mélanger.
  3. Servir avec des frites ou une belle salade verte. Certains le font aussi rapidement poêlé.

Un autre mode de préparation est possible.

  1. Après l'étape 1, ajouter 1/2 c. à soupe de chacune des fines herbes à la viande. Mélanger bien.
  2. Puis répartir la viande dans les assiettes en formant un petit monticule. Creuser le dessus.
  3. Casser les oeufs en deux et ne garder que les jaunes. Mettre un jaune (avec ou sans sa coquille) au centre de chaque tas de viande.
  4. Entourer la viande avec l'oignon, les câpres, les fines herbes et le ketchup.
  5. Mettre sur la table avec les bouteilles de sauce Worcestershire et de sauce Tabasco.

Ce type de préparation permet à chacun d'assaisonner son tartare à son goût et de faire soi-même son mélange.

Vin servi : un Côtes-du-Roussillon Tautavel, une petite appellation datant de 1996, mais un excellent rapport qualité-prix en France. Au Québec, c'est un peu beaucoup plus cher !

22 août 2003

Patrons voyous !

«C'était bizarre, car jamais on n'a pu organiser un seul pont pour les congés. Et d'un coup, ce n'était plus un pont qu'on nous offrait mais un viaduc. On ne s'est pas assez méfié.» Un salarié

La direction italienne de Flodor (vieille société française rachetée en 1993 par Unichips de Milan), a décidé de fermer son usine de Péronne (Somme) et de déménager tous ses équipements de production de chips en catimini vers l'Italie. Généreuse, elle a accordé une semaine de RTT (congés dus à la réduction de temps de travail en France) à tous ses employés pour qu'ils n'en voient rien.

Bien sûr, le pot aux roses a été découvert et le directeur mis en examen pour infraction au code du travail français.

Ces patrons manquent vraiment de couilles ! Depuis quand a-t-on peur d'assumer ses décisions si difficile soient-elles? Je souhaite bonne chance aux 280 employés de l'usine dans cette lutte pour l'emploi. Et j'espère que les consommateurs français se souviendront de cette action et agiront en conséquence lors de leurs prochains achats.

Spaghetti aux épinards et à la coppa

Le Capitaine très occupé au boulot, rentre très tard depuis quelque temps. Des petits repas légers s'imposent. Voici une recette parfaite pour l'occasion prête en un tour de main.

Ingrédients (2 personnes)

  • 40 ml d'huile d'olive
  • 1 gousse d'ail pilée
  • 1/4 poivron rouge, coupé en petits cubes
  • 1/2 oignon, émincé
  • 1 petit piment rouge tranché finement
  • 50 g de coppa coupée finement
  • 4 belles feuilles d'épinards tranchées en fines lanières
  • 1 c. à soupe de parmesan râpé
  • 200 g de spaghetti
  1. Faire cuire les pâtes dans un grand volume d'eau bouillante salée. Bien égoutter.
  2. Faire chauffer l'huile dans une poêle. Faire revenir l'ail, le poivron, l'oignon, le piment et la coppa deux minutes.
  3. Ajouter les épinards en remuant sans cesse. Cuire deux minutes. Ajouter le parmesan.
  4. Verser la sauce sur les pâtes et bien mélanger. Servir immédiatement.

La coppa est produite avec la viande du cou du porc. D'abord salée puis fourrée dans un boyau d'intestin, elle est suspendue au moins six mois afin de bien sécher. Il peut être mangé comme antipasto. On peut le remplacer dans cette recette par du jambon cru ou du bacon maigre.

Vin servi : un Saint-Chinian très agréable.

La frite est-elle française ?

L'histoire de la frite demeurera toujours un sujet de discorde entre les Belges et les Français.

Les Belges s'appuyant sur un manuscrit familial de 1781, racontent que les habitants de Wallonie (Namur, Dinant et Andenne) aimaient la friture de petits poissons (menu fretin) pêchés dans la Meuse. L'hiver comme la rivière gelait, ils découpaient des pommes de terre en forme de petits poissons et les passaient à la friture de la même manière depuis près de cent ans à une époque où la pomme de terre avait plutôt mauvaise presse en Europe.

Les Français soutiennent de leur côté que la frite est née sous les ponts de Paris en 1789 en pleine Révolution Française sous l'appellation «pommes Pont-Neuf» quelques années après qu'Auguste Parmentier fit la promotion de la pomme de terre comme aliment en France.

Les Français, toujours chauvins, firent la promotion de ce plat comme l'un de leurs. Maurice Edmond Sailland dit Curnonsky (1872-1956), auteur, journaliste, défenseur de la cuisine du terroir et prince des gastronomes cru 1927 a déclaré :

Les pommes de terre frites sont une des plus spirituelles créations du génie parisien»

Dès 1830, Paris et Bruxelles raffolent de ces bâtonnets dorés. Elles ne seront popularisées en Amérique qu'après le retour des soldats de la première guerre mondiale de France ou de Belgique d'où leur nom de French Fries en anglais bien que cette explication soit contestée.

Le secret du Capitaine pour faire des bonnes frites dorées et croustillantes à souhait :

  1. Couper les pommes de terre en bâtonnets; choisir une variété à frites
  2. Les laver à l'eau froide pour enlever l'excès d'amidon
  3. Bien les assécher
  4. Les faire cuire dans un premier temps 6-7 minutes dans l'huile végétale (arachides ou tournesol) bien chaude.
  5. Les retirer et les laisser s'égoutter quelques minutes puis le replonger dans le bain d'huile de 4 à 5 minutes.

21 août 2003

Métiers oubliés ...

Voici une liste de vieux métiers de l'alimentation existant à Paris vers 1292. (tiré du site Les métiers de nos ancêtres)

Blatier:
vendeur de blé, de farine et toutes sortes de grains.
Boucher :
vendeur de viande de boeuf et de mouton exclusivement.
Cervoisier :
brasseur de cervoise.
Cuisinier :
rôtisseur vendant du boeuf et de la charcuterie mais pas de volaille.
Eschaudeur :
marchand de pâtisserie faite de pâte molle, de beurre et oeufs trempée dans l'eau chaude.
Fouacier ou fouassier :
marchand et/ou fabricant de fouaces, un gâteau à la pâte très serrée en forme d'étoile à six pointes cuit sous la cendre. Parfois "farci" de rillettes ou autres "friandises".
Gastelier :
fabricant de gâteaux.
Harenguier ou régatier :
marchand de hareng et de poissons de mer.
Oublier :
marchand de galettes, d'oublies (gaufres minces et légères roulées en cylindre), de nieules (espèce de pain asyme) et d'hosties.
Pastoier :
autre nom du pâtissier qui préparait alors surtout des pâtés surtout salés mais aussi des tartes et des flans aux fruits et aux oeufs.
Poissonnier :
vendeurs de brochets, anguilles, carpes, tanches et autres poissons de rivière.
Poulailler :
négociant en volaille allant généralement de ferme en ferme.
Saussier :
fabricant de sauces épicées destinées à relever les plats culinaires.
Talemelier :
autre terme pour boulanger. Semble tirer son nom du tamis dont ces artisans se servaient pour débarrasser la farine du moulin de ses impuretés.
Tavernier :
Celui qui tient une taverne ou l'on vend du vin au détail. L'ancêtre du cafetier.

Notez aussi l'évolution de certains mots encore utilisés. On était déjà très spécialisé à l'époque...

Trois jambons cochons...

L'histoire du jambon remonte si loin qu'il est vraiment difficile d'en retracer l'origine exacte.

On sait que le cochon fut domestiqué par l'homme depuis au moins 10000 ans au Moyen-Orient et que le jambon était très apprécié aux banquets des empereurs romains où il occupait une place de choix.

Le jambon est produit avec la cuisse du porc. Il peut être cuit (le plus connu) ou cru, salé ou fumé et même séché. Il existe en fait des dizaines de façons de le préparer et des centaines de recettes pour l'apprêter.

J'apprécie de plus en plus le jambon cru, le roi des jambons. Je devrais dire les rois des jambons, car au moins trois prétendants, le jambon de Bayonne, le prosciutto et les jambons crus espagnols se disputent ce trône.

Ces trois types de jambon, protégés par des appellations d'origine, sont produits grosso modo selon une technique similaire. On coupe la cuisse de façon à former une forme arrondie dans la partie la plus charnue et on conserve l'os. Ils ensuite salés jusqu'à ce que le sel ait pénétré au coeur de la la viande, processus qui peut prendre plusieurs semaines., Ils sont enfin suspendus pendant des mois dans des chambres bien ventilées où ils perdent jusqu'à 30 % de leur poids.

Les espèces de porc employées, leur alimentation, la technique de préparation utilisée et la durée de maturation donnent à chacun son petit goût particulier et malheureusement son coût exorbitant.

Mais quel délice avec du melon, en sandwich, en salade ou avec des pâtes surtout s'il est accompagné d'un verre d'un bon petit vin rouge bien sec.

20 août 2003

Lâche pas la patate ...

[en] Potato story

Hier soir, Arte la chaîne franco-culturel diffusait une soirée Théma sur les problèmes environnementaux.

Le deuxième reportage montrait les effets de la révolution verte sur la culture de la pomme de terre dans les pays andins et en Idaho, capitale américaine de la pomme de terre.

Dans les Andes, la pomme de terre est un aliment primordial. Les Indiens de ces régions connaissaient plus de 500 cultivars différents de pomme de terre de toutes couleurs et de toutes formes qui s'adaptaient aux différentes conditions de culture. On ne cultivait jamais une seule variété seule pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Les rendements n'étaient pas faramineux mais au moins on avait toujours de quoi se mettre sous la dent. Or ces variétés disparaissent peu à peu.

Depuis les années '60, elles sont de plus en plus délaissés au profit de cultivars «modernes» à haut rendements conçus pour d'autres conditions et qui demandent plus d'eau et l'emploi d'engrais et de pesticides. Les Indiens les cultivant, sont donc devenus dépendants des marchands de semences et de pesticides. Ces variétés sont sensibles à de multiples problèmes climatiques, à certains parasites et à certaines maladies. Comme, on privilégie souvent la culture d'une seule variété (monoculture) pour faciliter les traitements phyto-sanitaires, une catastrophe peut vite arriver comme le démontrait le documentaire avec le gel.

Illustration similaire en Idaho : royaume de la Russet Burbank, variété à frite préférée des grandes chaînes de fast-foods. Les fermiers de la région sont obligés de produire un tubercule parfait pour vendre. Ils sont tout aussi dépendants des marchands de semences et de pesticides et impuissants par exemple face aux doryphores, mignonnes petites pestes qui adorent dévorer les plants. De plus, ces petites bestioles sont devenus résistantes aux insecticides couramment employés et risque de mettre certains producteurs en faillite. Que faire? Idem avec le mildiou, petit champignon parasitaire mais dévastateur.

Ces mêmes laboratoires chimiques maintenant firmes de génie biologique, proposent les OGM comme solutions. On pousse encore plus loin la dépendance des fermiers envers ces groupes et on peut se douter que les parasites s'adapteront à ces nouvelles plantes comme c'est le cas depuis la nuit des temps.

Il est temps de penser que le progrès est peut-être ailleurs ...

Potato story

Tuesday night, I saw on TV, an interesting documentary comparing the culture of potatoes in the Andean countries and in Idaho, potato heartland of America.

In the Andes, potato is basic food. The Indians of these areas knew more than 500 different varieties of potato well-adapted to the various conditions of culture in the Andes. Cleverly, they sowed more than one variety at the time just in case of... The yields were not amazing but at least, there was enough potatoes every year to feed villagers.

These varieties are disappearing little by little. Since the years 1960, many small farmers used "modern" varieties producing higher yields but requiring more water and chemicals products (fertilizers and pesticides). These farmers became dependent on the sellers of these products. These varieties can be sensitive to multiple climatic problems, parasites and diseases. When you improve yield, it is often counterbalanced by poorer resistance. As they do a single-variety culture to make treatments easier, a catastrophe can quickly happen, putting in jeopardy the life of these populations.

Developed countries are not better off. Idaho is the kingdom of the Russet Burbank, the favorite variety of fast-food chains like Mc Donald's. The farmers from this area must produce a perfect tuber to sell their yields. They are more financially dependent than the Indios but as disarmed as them against potato beetles or mildew when resistant to regular pesticides. Some farmers could be put into bankruptcy by these little pests and their friendly bankers.

The same chemical laboratories now firms of biological engineering, propose GMO as solutions. It will push farmer dependences even further towards these groups. We can also suspect that parasites will become resistant to these genetically engineering plants and don't know their long term effects on natural habitats.

Could there be other ways to achieve similar results ? Can progress be perhaps elsewhere ?

Quiche aux courgettes, poivrons et lardons

Hier après une longue balade avec mon copain Michael au bois de Vincennes et le long de la Promenade Plantée, je suis rentré à la maison avec la ferme intention de préparer une quiche aux légumes que j'aime bien. Mais sachant mes gestes épiés par le Capitaine dans son rapport de gendarmerie, j'ai décidé d'ajouter quelques lardons en plus.

Ingrédients

  • 1 pâte brisée pour une assiette à tarte de 23 cm (9 po.)
  • 25 g de beurre
  • 1 c. à table d'huile d'olive
  • 2 gros poivrons rouges, épépinés et coupés en petits dés
  • 1 grosse tomate, épépinée et coupée en petits dés
  • 1 c. à thé de sucre
  • 4 courgettes bien propres
  • 100 g de lardons préalablement rissolés
  • 225 ml de lait
  • 3 oeufs
  • 75 g de fromage râpé
  • muscade fraîchement moulue
  • sel et poivre
  1. Dans une poêle, faire fondre 15 g de beurre et l'huile d'olive. Ajoutez les poivrons et la tomate. Cuire jusqu'à évaporation complète de tout liquide (environ 10 minutes). Les légumes seront alors tendres. Ajouter le sucre, le sel et le poivre. Étendre uniformément sur la pâte.
  2. Préchauffer le four à 180 °C.
  3. En utilisant un épluche-légume, créer des rubans bicolores en coupant les courgettes dans le sens de leur longueur. Dans une poêle, faire fondre 10 g de beurre et ajouter les rubans de courgette. Cuire jusqu'à ce qu'ils deviennent plus souples (environ 1 minute). Laisser refroidir un peu. Ajouter à la préparation de poivrons.
  4. Ajoutez les lardons.
  5. Dans un bol, mélanger en battant les oeufs, le lait et le fromage râpé. Assaisonner avec du sel, du poivre et un peu de muscade. Ajouter à la préparation.
  6. Cuire environ 25 minutes ou jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée.

Peut être servie chaude ou froide accompagné d'une petite salade. Une bon petit repas presque santé !

19 août 2003

Une surprise pour le Capitaine

Hier pour la première fois de sa vie le Capitaine a bu un Bordeaux clairet. Un clairet? Mais qu'est-ce?

Ce vin AOC est le descendant direct des «french clarets», premier type de vin élaboré dans les vignobles bordelais et dont les Anglais étaient si amateurs au XVIIIe siècle.

Sa nature balance entre le rouge et le rosé. Après une macération légèrement plus longue que celle du rosé (24 à 36 heures), il suit la même vinification que les blancs. Ses premiers contacts avec la peau des raisins le composant, créent une robe rose intense et lui confère une légère vinosité. On le dit plus digeste qu'un rosé.

Il exprime toute sa saveur, servi frais (8 à 10°C) et dégage des arômes de framboise, groseille, cassis et cerise. La Capitaine a été agréablement surpris par ce vin. Il était idéal pour accompagner notre petit repas composé de melon et jambon de Bayonne, d'une foccacia et d'une salade verte.

Très très agréable comme petit vin ! J'étais fier de mon coup. Faire découvrir quelque chose au Capitaine ...

P.S. Quelques vins de ce type sont vendus par la SAQ au Québec.

18 août 2003

Osso buco del Capitano

Hier midi, nous avons une invitée pour le déjeuner, la mère du capitaine en personne. Celui-ci après un réveil assez difficile, s'est fort activé dans la cuisine pour préparer sa variante gratinée d'un excellent plat de jarrets de veau d'origine milanaise, l'osso buco. Ce plat est traditionnellement servi avec un risotto et une gremolada faite de zeste de citron, d'ail et de persil. Celui du capitaine fut servi avec des pâtes au beurre.

Ingrédients pour 4 personnes

  • 1.25 kg de jarret de beau d'une belle épaisseur (4 cm)
  • 50 g de beurre
  • farine
  • 1 oignon finement haché
  • 200 ml de vin blanc sec
  • 1 c. à soupe de concentré de tomates
  • 450 g de pulpe de tomates (fraîches ou en boîtes)
  • 600 ml d'eau
  • 1/2 citron
  • fromage râpé
  • 1 gousse d'ail écrasée
  • 1 feuille de laurier
  • romarin et thym
  • persil haché
  • sel et poivre
  1. Passer la viande dans la farine. Dans une grande casserole, les faire dorer dans le beurre à feu assez vif.
  2. Ajouter l'oignon, le concentré de tomates, le vin blanc. Faire bouillir quelques minutes. Ajouter par la suite l'eau, la feuille de laurier, le thym, la gousse d'ail, le sel et le poivre. Laisser mijoter une heure à couvert.
  3. Ajouter les tomates. Laisser mijoter encore 15 minutes.
  4. Retirer la feuille de laurier et la viande. Réserver au chaud les jarrets dans un plat qui va au four.
  5. Presser le demi-citron et jeter-le ensuite dans la sauce. Faire réduire la sauce de moitié puis la verser sur la viande.
  6. Parsemer de fromage râpé et persil. Faire gratiner quelques minutes à 210 °C.
  7. Servir avec du riz ou des pâtes.

Ce fut vraiment délicieux ! J'en ai repris trois fois. Le vin, un Corbières n'était malheureusement pas à la hauteur.

Après ce repas, notre invitée et moi avons joué au Machiavel pendant que le capitaine, épuisé sans doute par la préparation du repas, s'endormit pour un long voyage on ne sait où. Un petit dimanche après-midi typiquement estival !

Encore un grand millésime ?

2003 sera pour beaucoup de viticulteurs français (dont ceux du Bordelais, du Beaujolais, et de la Bourgogne) un très grand millésime marqué par une production relativement basse mais d'une grande qualité due principalement aux hauts taux d'ensoleillement un peu partout en France. On s'en frotte déjà les mains. Peu de production et forte demande, tout est en place pour une hausse des prix. Dommage pour de vins déjà chers...

Les consommateurs devront peut-être aller voir un peu du côté d'Italie, de l'Australie et des autres pays viticoles qui produisent des vins de bonne qualité à des prix intéressants pour faire des belles trouvailles. À suivre.

17 août 2003

Proverbes et maximes

L'appétit vint en mangeant.
Faute de grives, on mange des merles.
La faim chasse le loup de la forêt.
Il ne faut pas dire : Fontaine je ne boirai pas de ton eau !
Il vaut mieux aller au boulanger qu'au médecin.
Les loups ne se mangent pas entre eux.
On ne fait d'omelette sans casser des oeufs.
Quand le vin est tiré, il faut le boire.
Qui a bu, boira.
Qui dort dîne.
Tant va la cruche à l'eau qu'enfin elle se brise.
Ventre affamé n'a point d'oreilles.

Pas très optimistes toutes ces devises... Et le plaisir dans tout ça ? C'est vrai. C'est péché le plaisir ! Morale et plaisir n'ont jamais fait bon ménage.

16 août 2003

J'aime bien le sirop d'érable mais ...

Pour beaucoup, le sirop d'érable est indissociable du Canada.

C'est normal puisque le Québec produit plus 70% de la production mondiale. Le reste provient des autres provinces canadiennes et du Nord-Est des États-Unis. Six espèces d'érable contribuent à sa production donc l'érable à sucre et l'érable rouge (aussi nommé plaine). Les Amérindiens qui faisaient bouillir l'eau d'érable dans des chaudrons d'argile pour obtenir ce sirop sucré, ont transmis leur savoir aux premiers colons de la Nouvelle-France.

Depuis ce temps, le mois de mars est un temps de réjouissances au Québec où il fait bon se sucrer le bec.

J'ai récemment offert du sirop d'érable à deux amis européens. Ils m'ont dit merci, mais un peu gênés, m'ont tout de même demandé à quoi peut bien servir ce sirop si ce n'est que sucrer le yagourt ou les pancakes (crêpes). J'ai donc fait ma petite recherche sur le Net pour m'apercevoir qu'il peut être employé à toutes les sauces.

Deux idées venues directement de Rosemère PQ :

Poulet mariné au sirop d'érable
Poulets de Cornouailles à l'érable et au citron

Volailles

Ailes de poulet à la sauce hoisin et à l'érable
Magret de canard rôti aux épices
Escalope de foie gras marinée, poêlée, servie froide à l'armagnac et sirop d'érable aux canneberges

Viandes

Jambon au sirop d'érable des Bois-Francs
Papillote de porc aux pommes et à l'érable
Côtes levées croustillantes à l'érable
Filet de boeuf à la saveur de sirop d'érable et moutarde de Meaux
Lapin à la mode de chez nous

Légumes

Fèves au lard des Bois Francs
Légumes cuits sur la braise
Carottes glacées à l'érable
Vinaigrette à l'érable

Desserts

Chaud-froid de pommes et bleuets à l'érable
Tarte aux pommes et caramel à l'érable
Crème brûlée à l'érable
Galettes au sirop des chantiers
Poire pochée au vin blanc farcie à la mousse d'érable et vanille fraîche
Bavarois à l'érable
Crème glacée à l'érable et au gingembre
Grands-pères au sirop d'érable pur

Pour en savoir un peu plus sur la production du sirop d'érable, visitez le site de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec ou trouver d'autres recettes gourmandes visitez ce site ou encore celui-ci.

15 août 2003

La flammekueche, une pizza à l'alsacienne

Le Capitaine et moi aimons bien les pizzas maison. Je fais ma propre pâte tirée d'un vieux bouquin italien. Je peux la garnir de façon traditionnelle : jambon, sauce tomates à l'origan et fromage ou plus extravagante à la mode tandoori (sauce tomate, poulet tandoori, poivrons rouges et verts, piment, poudre de curry, coriandre fraîche et fromage) selon l'envie du moment.

Une des favorites du Capitaine (et vous comprendrez bientôt pourquoi ) est une variante d'origine alsacienne. Il s'agit de la flammekueche (tarte flambée). Elle est composée d'une pâte à pain recouverte d'un mélange de crème fraîche, d'oignons, de lardons, de fromage et de muscade. Délicieuse avec une salade verte et une bière froide ou un petit vin d'Alsace, elle est plutôt un plat hivernal, mais pourquoi s'en priver pour célébrer la fraîcheur retrouvée?

Ingrédients pour quatre personnes

Pâte

  • 250 g de farine
  • 150 ml d'eau
  • 2 c. à soupe d'huile d'olive
  • 1 pincée de sel
  • 1 bonne pincée de levure de bière ou de levure rapide à pain (environ 3 g ou 1 cuillère à thé)

Garniture

  • 4 c. à soupe de crème fraîche (minimum)
  • 200 g de lardons
  • 4 oignons finement émincés
  • 200 g de fromage râpé
  • muscade
  • poivre
  1. Disposer la farine dans un grand bol et faire un puits au milieu.
  2. Délayer la levure dans l'eau et l'huile et verser le tout dans le puits.
  3. Mélanger le tout à la main du bout des doigts jusqu'à l'obtention d'une pâte élastique et ferme. Pétrir quelques minutes, puis former une boule et laisser reposer plusieurs heures à température ambiante recouvert d'un chiffon humide.
  4. Une fois la pâte levée, pétrir à nouveau avec un peu de farine quelques instants. Étendre la pâte avec ses doigts à partir du centre vers les bords ou avec un rouleau à pâtisserie. La croûte doit être mince.
  5. Bien recouvrir la pâte d'une couche de crème fraîche.
  6. Ajouter les oignons.
  7. Ajouter les lardons (je les fais rissoler un peu avant)
  8. Ajouter la muscade et le poivre.
  9. Ajouter le fromage.
  10. Faire cuire à four très vif (240 °C ou 450 °F) pendant un minimum de 15 minutes ou jusqu'à ce que la garniture commence à dorer. Un temps de cuisson moins long assure une garniture plus fondante.
  11. Servir rapidement.

Une chaîne de restaurant a repris d'ailleurs le concept un peu partout en France. Les restaurants ou les tavernes alsaciens l'inscrivent souvent sur leur menu.

La cuisine bistro pour tous !

Pour beaucoup de gens, la cuisine bistro est la quintessence même de la France gourmande.

C'est une cuisine simple, pas compliquée et surtout délicieuse ! Il y a bien des années, Patricia Wells, critique gastronomique au International Herald Tribune et vivant à Paris, avait écrit un livre regroupant 200 recettes de bistros de tout l'Hexagone.

Ce livre édité en format de poche, demeure un must pour tout ceux qui aiment les petits plats du genre : gratin dauphinois, lapin à la moutarde, blanquette de veau, pot au feu, salade niçoise, soupe à l'oignon, clafoutis, etc. Que de bons souvenirs ! Mon livre date de 10 ans et je puise encore constamment dans ce recueil surtout quand je veux amadouer le Capitaine.

Dernièrement, j'ai acquis son dernier livre : Recettes des marchés et restaurants de Paris. Tout aussi intéressant et alléchant ! Un très bon investissement pour tout amoureux de bonne cuisine française !

  • Titre: les 200 meilleures recettes de bistrot
  • Auteur : Patricia Wells
  • Éditeur : LGF(1993)
  • Collection : Le livre de poche
  • Format : 11 X 18 cm
  • Nb de pages : 318 pages
  • ISBN : 2253063045
  • Prix Europe : 5,50 euros
  • Prix Canada: 10,95 $CA

  • Titre: Recettes des marchés et des restaurants de Paris
  • Auteur : Patricia Wells
  • Éditeur : LGF (2001)
  • Collection : Le livre de poche
  • Format : 11 X 18 cm
  • Nb de pages : 318 pages
  • ISBN : 2253166022
  • Prix Europe : 5,50 euros
  • Prix Canada: 10,95 $CA
  • 14 août 2003

    Chic ! Du foie de veau...

    Hier après-midi, je me suis promené dans un Paris encore surchauffé avec mon ami Éric de Liège. Malgré mon retour à la maison un peu tard, je me décidai tout de même à remettre la cuisinière en marche. Le capitaine avait émis le souhait de manger un peu de viande. Le régime salade commençait à lui peser sérieusement.

    Je lui ai donc préparé un foie de veau à la vénétienne (fegato alla veneziana) avec une petite salade verte. Cette recette de foie de veau que j'ai mangée pour la première fois à Bologne en Italie, m'avait réconcilié avec cet abat délicat mais souvent si mal préparé.

    Un petit Bourgueil, un rouge léger de la Loire, servi légèrement frais à 18 °C, fût très agréable avec ce petit repas.

    Ingrédients pour 4 personnes

    • 400 g de foie de veau frais
    • 3 oignons
    • 100 g de beurre
    • 3 c. à soupe de vin blanc sec
    • 1 c. à soupe de marsala
    • jus de citron
    • sel et poivre
    • persil haché
    1. Peler les oignons. Émincer les finement.
    2. Couper le foie de veau en petites lamelles assez fines.
    3. Dans une sauteuse, faire fondre 50 g de beurre et ajouter les oignons. Laisser cuire tout doucement à couvert. Une fois légèrement colorés, ajoutez le vin blanc. Laissez réduire 5 minutes.
    4. Faire fondre 50 g de beurre dans une sauteuse. Une fois le beurre bien chaud, y jeter les petites tranches de foie de veau et les faire sauter rapidement (sinon elles deviendront dures et sans intérêt). Ajouter le marsala, quelques gouttes de jus de citron, le persil haché. Saler et poivrer.
    5. Servir immédiatement.

    Le capitaine adore. Ça tombe bien car c'est une de mes recettes favorites. Je devrais en faire plus souvent...

    13 août 2003

    Un taboulé bien frais idéal par temps chaud

    La canicule qui s'abat sur Paris semble tirer à fin. Mais hier, l'appartement était un vrai four. Pas question donc d'utiliser la cuisinière ! Après avoir regardé ce que j'avais sous la main (quelques tomates, un concombre et des oignons), un taboulé me semblait idéal. Il ne me manquait que de la menthe fraîche et un peu de persil.

    Le taboulé ou tabouleh est un plat originaire du Moyen-Orient servi souvent en entrée froide ou comme salade d'accompagnement. Il est préparé avec du boulghour ou du couscous, deux produits fabriqués avec du blé dur. On y retrouve presque toujours des tomates, de l'oignon, du citron et du persil et de la menthe, mais il existe de centaines de variantes de cette recette. C'est un plat simple à préparer. Servi avec des légumineuses, il constitue un repas complet bien équilibré.

    Ingrédients (pour 4 personnes)

    • 250 g de grains de couscous moyen.
    • 2 tomates bien mûres
    • 1 concombre
    • 2 oignons blanc
    • jus de 3 citrons
    • jus d'un citron vert
    • 1 gros bouquet de persil plat (persil italien)
    • 1 gros bouquet de menthe fraîche
    • huile d'olive
    • sel et poivre
    1. Mettre les céréales dans un saladier et recouvrir d'une tasse (220 ml) d'eau froide.
    2. Épépiner les tomates et le concombre. Couper en petits morceaux et verser dans le saladier avec leur jus préalablement tamisés. Ajouter les oignons finement hachés et le jus des citrons. Saler et poivrer. Laisser reposer 45 minutes au frigo.
    3. Ajouter environ 4 c. à soupe d'huile d'olive, le persil et la menthe ciselés. Mélanger et placer au frais au moins une heure.
    4. Vérifier avant de servir l'assaisonnement et ajouter selon vos goûts huile d'olive et jus de citron.

    Bon appétit !

    12 août 2003

    Simplicité caniculaire

    Après avoir passé plus de 5 heures dans une salle non-climatisée par 33°C à la préfecture de Paris avec un ami américain qui voulait renouveler sa carte de séjour, je suis arrivé à la maison complète fourbu.

    J'ai donc fait (encore une fois me direz-vous) dans la simplicité. Je suis passé au «Monop» acheter un excellent saucisson 100% porc, au poivre vert, bien sec mais juste assez gras comme les aime le Capitaine. En rentrant du boulot, il l'a littéralement dévoré sous mes yeux.

    Comme plat, j'ai préparé une petite salade de coeur de frisée (une chicorée peu amère et bien croquante) des petits lardons bien grillés (ça plaît toujours au Capitaine) et une vinaigrette très «basique» (1/3 de vinaigre de vin pour 2/3 d'huile d'olive, de la moutarde au goût , un peu de sucre, sel et poivre). Très franchouillard ! Vite fait mais diablement agréable.

    Le tout s'est terminé par un peu de camembert pour le Capitaine (un de ses péchés mignons surtout s'ils sont bien faits) et une pêche du Roussillon juteuse à souhait pour moi.

    Un petit Côteaux-d'Aix rosé agrémenta le repas, mais moi, je bus surtout beaucoup d'eau. Cette canicule me pèse...

    Après la taylorisation du hamburger, son automatisation.

    Fatigué des files d'attente de plus en plus longue devant les comptoirs où les équipiers McDo s'activent ?

    McDonald's a peut-être trouvé la solution à ses problèmes chroniques d'organisation et de personnel. Remplaçons-les par des machines ! Selon A.P., la société teste actuellement une distributrice de hamburgers et de frites cuits sur demande dans ses laboratoires d'Oak Brook en Illinois (USA).

    McDonald's pense installer ces machines dans ses 13 000 restaurants aux États-Unis prochainement. Mais à quand le premier Mcdo sur le quai du métro ou à l'école? On arrête pas le progrès !

    Une mauvaise bonne idée

    En faisant le marché samedi, j'ai acheté trois bouteilles de rosé.

    En arrivant à la maison, j'ai remarqué que l'une d'elles était vendue avec un bouchon qui contenait son propre tire-bouchon. «L'idée est pas bête» me dis-je. Après avoir retiré la capsule, je me suis retrouvé face à l'outil miracle. Tout simple ! Une rondelle de plastique ancrée dans un bouchon de liège des plus classiques. Fallait y penser !

    Mais après avoir essayer de l'ouvrir en vain et fait appel aux biscoteaux du Capitaine, rien n'y fit, la bouteille demeura scellée. J'ai dû alors employer les grands moyens. Je coupai le tire-bouchon et en moins de deux grâce à mon sauveur, un bon vieux tire-bouchon, le rosé coula dans nos verres.

    Morale de l'histoire : Ce n'est pas parce que l'on croit avoir une bonne idée qu'elle l'est toujours nécessairement.

    11 août 2003

    Levée partielle de l'embargo US sur le boeuf canadien

    Les USA ont accepté vendredi de lever partiellement l'embargo sur le boeuf canadien, mais pas sur les animaux vivants, car on ne peut détecter l'encéphalite spongiforme bovine (ESB) que sur des tissus d'animaux morts. La viande de bovins canadiens de moins de 30 mois, des veaux de moins de 36 semaines et le foie de boeuf pourront retrouver leur place dans les supermarchés américains d'ici quelques semaines.

    Par principe de précaution, une interdiction d'importer avait été émise pour : la viande de bison (pouvant être porteur de l'ESB), la viande d'agneau (espèce non-porteuse d'ESB mais potentiellement porteur de la maladie de la tremblante du mouton, maladie similaire à l'ESB mais non transmissible à l'homme), celle des cervidés chassés (victimes potentielles de la maladie du dépérissement chronique, autre maladie similaire), la nourriture pour animaux (qui est parfois consommée par les humains) et les vaccins.

    Toutes ces interdictions sont maintenant levées et l'industrie bovine canadienne peut enfin souffler un peu. La fragilité des marchés d'exportation me laisse toutefois songeur. 33 pays ont suivi les États-Unis. C'est beaucoup pour une seule vache! Comme l'Europe, le Canada a dû mettre sur pied un système de traçabilité pour rassurer tous les consommateurs de viande bovine et revoir ses méthodes de production.

    Tout ça pour un seul cas isolé et inexplicable quelque part en Alberta ! Il n'y a pas que les vaches qui deviennent folles.

    Dossier de Radio-Canada sur le sujet.

    10 août 2003

    Et une andouillette pour monsieur !

    Le Capitaine, grand promoteur de la «vraie» cuisine française, a continué mon éducation d'apprenti gastronome hier soir en me préparant une andouillette avec une sauce à la moutarde et des frites (ces dernières pour m'amadouer sans doute). Le petit vin rouge corse servi avec le plat nous a bien déçus.

    Tout Français connaît l'andouillette, cette grande spécialité tripière dont la ville de Troyes (région Champagne-Ardennes) est si fière. L'origine de l'andouillette est un mystère bien que ses ingrédients soient connus depuis des siècles. Certaines anecdotes attestent l'existence de l'andouillette dès le IXe siècle. Lors du repas de son couronnement, Louis II dit le Bègue en mangea et les adora.

    Une andouillette est composée d'estomac de porc coupé en lamelles, d'oignon, de poivre et de sel, le tout embaussés (enfilés) dans un chaudin (un beau mot qui cache le boyau du gros intestin d'un porc). J'entends déjà des murmures s'élever. Les ingrédients de ce produit 100% porc sont sans doute bien meilleurs que ceux contenus dans notre bonne vieille saucisse hot-dog.

    Certains en raffolent et une association, l' AAAAA (Association Amicale des Amateurs d'Andouillette Authentique) les réunit et fait la promotion de ce plat.

    Il existe plusieurs façons de la servir : rissolée, grillée, cuite dans un court-bouillon. On peut même la manger crue. La nôtre fut grillée à la poêle 15 minutes. Par la suite, le Capitaine a préparé une sauce à la moutarde pour l'accompagner. Il a déglacé sa poêle au vin blanc et ajouté de la moutarde à l'ancienne à cette base. Tout simple !

    Le goût assez distinctif de cette andouillette était cependant assez doux et plutôt agréable Sa texture est toutefois un peu étrange, la viande à l'intérieur n'étant pas hachée mais ordonnée dans le boyau. Le capitaine, en vrai amateur, les préfère plus goûteuses, plus odorantes et dégoulinantes de gras. Chacun ses goûts, mais j'en remangerai certainement si l'occasion se présente.

    Encore faut-il aimer les abats ! Personnellement, j'adore le foie et le ris de veau, mais je passe sur les rognons.

    Plat de la semaine prochaine : les tripes à la mode de Caen. Ouille ! J'espère ne pas renouveler ma mauvaise expérience des tripas a la madrileña.

    09 août 2003

    Salade de saumon fumé et chips

    Une autre journée de canicule sur Paris ! Ça vous draine l'énergie.

    J'ai donc préparé une salade maritime comprenant du saumon fumé déchiqueté en morceaux, des pousses d'épinards, de l'échalote, des tomates et des chips ... oui oui des chips que l'on suggère de faire soi-même, mais j'ai opté pour les chips à l'ancienne de marque Kettle Chips. Le bain de friture par cette chaleur, très peu pour moi !

    La vinaigrette était composée de poivre, d'huile d'olive, de vinaigre de vin blanc, d'une gousse d'ail écrasée et de jus de citron vert (communément nommé limes au Québec).

    Le mélange était intéressant, mais le capitaine qui a tout mangé m'a dit en conclusion qu'il manquait un petit quelque chose. Mais quoi ? Que je déteste ces situations...

    Rosé synonyme d'été ?

    Que l'on les nomme rosé, clairet ou vin gris en français, rosato en italien, rosado en espagnol ou encore blush en américain, ces vins ont longtemps été considérés comme des produits sans intérêt. Ce ne sont pas des grands vins je vous l'accorde mais ils sont pourtant divinement rafraîchissants bus comme apéritif ou en accompagnement d'un repas. Offrant une vaste palette de couleur allant du saumon pâle au rouge fraise, ce sont des vins à boire jeunes (1 ou 2 ans) et à toujours servir très frais (6 °C à 8 °C).

    Pour mieux les apprécier, il faut d'abord en finir avec un mythe. Le vin rosé n'est pas le produit d'un mélange de vin rouge et de vin blanc. Une seule appellation française, le Tavel est issu de ce type de mélange.

    Deux méthodes sont employées pour produire les rosés partout dans le monde. La première, moins fréquente, est le pressage de raisins à jus incolore ou légèrement coloré, vinifiés comme un vin blanc. La seconde est un prélèvement de jus après une courte macération de raisins utilisés lors de l'élaboration d'un vin rouge. Cette opération s'appelle une saignée et produit les rosés les plus colorés.

    Il existe deux grandes familles de rosés :

    • Les rosés vifs et fruités qui accompagnent bien la cuisine à base de légumes crus ou cuits comme les pizzas, les pâtes, les salades de tout genre et les quiches. Ce sont des vins légèrement acidulés qui rappellent beaucoup certains vins blancs et qui sont des plus désaltérants. D'excellents apéritifs ! Voici quelques appellations de ce type :

      • Baux-de-Provence
      • Coteaux-d'Aix
      • Côtes-de-Provence
      • Irouléguy
      • Rosé-de-Loire
      • Listel
      • Oeil-de-Perdrix (CH)
      • Zinfandel rosé californien
      • vin gris (Afrique et Amérique)

    • Les vins rosé vineux et corsés quant à eux, se marient plutôt bien avec les cuisines méditerranéennes à base d'huile d'olive, de légumes ou de poisson comme les tians, la ratatouille, la bouillabaisse, les poissons grillés sur charbon de bois ou même le couscous. Ces vins sont un peu plus structurés, car ils allient acidité et tannins mais ils sont toujours rafraîchissants. Voici un e courte liste de vins de ce type :

      • Bandol
      • Bordeaux Clairet
      • Corbières
      • Côtes-du-Rhône
      • Coteaux-du-Languedoc
      • Lirac
      • Tavel

    Avec plus de 100 rosés AOC en France, une foule de vins produits un peu partout dans le monde et plus de 120 produits disponibles au Québec, le choix est vaste.

    Rien de mieux sur une terrasse à la fin d'une chaude journée d'été ou avec un bon petit repas entre amis. C'est le vin de la convivialité. Tentez l'expérience. Un vrai bonheur !

    Première victime de la vache folle en Italie

    Une jeune Sicilienne de 27 ans est morte de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (la forme humaine de la maladie de la vache folle connue aussi sous le nom d'ESB), le 6 août dernier après une hospitalisation de plusieurs mois. Elle serait la 139e victime de cette maladie depuis 1996 selon OMS. Le Royaume-Uni avec 129 victimes et la France avec 6 cas, demeurent les pays les plus touchés. On ne connaît aucun traitement pour cette maladie.

    Difficile de parler d'épidémie pour le moment, mais le lien entre certaines pratiques d'élevage industrielles et cette maladie semblent se confirmer. L'OMS recommande en effet de ne plus inclure de tissus provenant de bovins dans l'alimentation des bovins. Pour les hommes, on appellerait cette pratique du cannibalisme. Pour les industriels de l'élevage, ça s'appelait une rentabilisation des sous-produits animaux et pour le consommateur de l'inconscience.

    Sommes-nous prêts collectivement à payer un peu plus pour avoir des aliments qui respectent les la croissance naturelle des animaux et des plantes ? Personnellement je le suis ! Et vous ?

    08 août 2003

    Vivement une salade !

    Par cette chaleur, le lapin que je suis, se terre et fait la grève des fourneaux. Le capitaine G. râle un peu, mais il comprend très bien ma position à la sortie de son bureau climatisé. Une salade mangée vers 21:00, une boisson fraîche et un fruit ou une petite glace suffissent amplement à satisfaire nos estomacs et nous permettre d'essayer de dormir un peu.

    Pour sortir de l'éternelle salade laitue-tomates-concombre, je puise beaucoup dans Salade pour changer de Pamela Clarke dans la collection Marabout Chef. Ce petit livre de 128 pages abondamment illustré, est bien conçu. Il propose plus de 80 recettes de salade qui vous feront faire le tour du monde, de grands classiques comme la salade César (originaire des USA) à des salades plus exotiques comme celle au poulet caramélisé à l'indonésienne ou la fattoush libanaise. On y retrouve aussi les recettes de bases pour créer vinaigrettes et mayonnaises. Le tout est complété par un glossaire et une section illustrant les différentes laitues et pousses. Un excellent rapport qualité-prix pour ceux qui aiment préparer une cuisine simple mais savoureuse.

    • titre : Salade pour changer
    • collection : Marabout Chef
    • ISBN : 2501034775
    • format approx. : 19,5 cm X 28 cm
    • prix en Europe : 6,40 euros
    • prix au Canada : 11,95 $CA

    07 août 2003

    Réglementation chocolatière au Canada

    Suite au commentaire de Blork, je fais une petite recherche sur le chocolat au Canada. Notre réglementation héritée de l'Empire britannique et le consommateur peut y perdre son latin.

    D'abord une bonne nouvelle ! On ne peut appeler chocolat au Canada, les produits contenant des huiles végétales permises dans la nouvelle directive européenne. Les tablettes Mars, Oh Henry et la majorité des produits de Cadbury ne peuvent donc pas indiquer chocolat sur leur emballage au grand dam des sociétés multinationales.

    D'un autre côté, il n'y a aucune obligation d'indiquer le taux de cacao contenu dans un chocolat comme en Europe. Ce cacao peut se cacher sous différents noms : masse de cacao, pâte de cacao etc. Et pourtant, ce taux (avec un minimum de 60%) est le meilleur gage d'un chocolat de qualité.

    Il existe quatre types de chocolat reconnus dans la législation canadienne :

    • le chocolat noir ou mi-amer contenant un minimum de 35% de cacao et un maximum of 5% de solides de lait.
    • le chocolat au lait contenant un minimum de 25% de cacao et un minimum de 12% de solides de lait (et beaucoup de sucre).
    • le chocolat blanc contenant un minimum de 20% de beurre de cacao butter et un minimum de 14% of solides de lait (et toujours beaucoup de sucre).
    • le chocolat sucré contenant un minimum de 30% de cacao et un maximum de 12% de solides de lait. Contient de l'aspartame ou tout autre édulcorant. C'est le chocolat "diététique".

    Aux USA, les taux sont encore plus faibles. On demande un minimum de 10% de cacao et 12% de solides de lait pour le chocolat au lait. Bonjour la qualité !

    Le chocolat et la tradition européenne ont clairement l'avantage.

    06 août 2003

    Paris a chaud et Paris boit !

    Il fait chaud à Paris cet été. Très chaud même ! C'est l'été le plus chaud depuis 1947. Avec des températures se situant entre 35 et 40°C depuis plusieurs jours, je ne pense qu'aux boissons froides, aux glaces, aux sorbets, aux jus de fruits ou à un simple verre d'eau bien froide avec un peu de jus de citron.

    Les rayons de supermarchés ont été littéralement vidés de tout liquide pouvant être consommé froid. Idem pour les distributrices automatiques. Les bistrotiers et les marchands de glace font des affaires d'or. Les fontaines publiques et les belles oeuvres Belle Époque, dons du philanthrope Richard Wallace, reprennent du service dans les parcs et sur les places.

    Heureusement que l'eau est là, présente, à la portée de main. On oublie souvent cette abondance et tout ce qui doit être mis en oeuvre pour assurer l'approvisionnement en eau potable de nos grandes villes.

    Levons nos verres à l'eau !

    05 août 2003

    Un geste citoyen ?

    1978: Cadbury met à pied des centaines de personnes à son usine de Montréal et transfère toute sa production à Whitby en Ontario. Une vaste campagne de boycottage organisée par la CSN, syndicat des employés de l'usine, obtient un certain succès dans toute la province.

    J'y participe malgré mes 18 ans. Depuis lors, je n'ai plus jamais acheté de tablettes de chocolat de cette compagnie. Il faut dire que j'étais dans ma période contestataire ! Ce fut ma première action citoyenne mais il est difficile maintenant d'échapper à l'empire Cadbury-Schweppes qui a racheté des marques comme 7-Up, Orangina, Pamphryl, Poulain et des dizaines d'autres dans les secteurs des boissons et de la confiserie.

    Aujourd'hui, la question du boycott de ces produits ne se pose même plus pour moi, car ce type de chocolat hypercalorique (et contenant en fait peu de cacao) ne m'intéresse plus du tout. Je suis devenu un amateur de vrai chocolat noir. Les consommateurs changent mais les marques restent. Restons vigilants !

    04 août 2003

    Triste jour pour le chocolat européen

    Ce lundi 4 août demeurera un jour triste pour tous les amateurs de chocolat européen.

    Il marque l'entrée en vigueur d'une directive européenne permettant aux fabricants d'inclure 5% de gras végétal d'origine tropicale (illipé, beurre de karité, huile de palme, sal, kokum et noyau de mangue) Ce n'est pas beaucoup me direz-vous mais à quoi sert cette substitution ? À pallier à une pénurie de cacao ou une hausse des prix du cacao?

    Pas du tout, les cours du cacao sont actuellement équivalents à ceux des années 60 au grand dam des producteurs. Cette pratique ne bénéficiera en fait qu'aux grands fabricants internationaux en abaissant leurs coûts de production pour plus de profit.

    Que peut donc y faire l'amateur de chocolat ?

    Pour les produits "industriels", lire attentivement les étiquettes et éviter les produits qui contiennent ces gras. La mention « contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao » doit clairement figurer à côté de la liste des ingrédients. De plus, sélectionner un chocolat qui contient un haut taux de cacao (toujours indiqué sur l'emballage) permet de s'assurer d'une bonne qualité de produit. C'est à vous de choisir !

    Pour notre plaisir ou pour une fête, acheter la production des chocolatiers-artisans. C'est plus cher mais bien meilleur surtout si on prend le temps de déguster chaque morceau.

    Enfin, pour ceux qui sont des consommateurs éthiques, ils existent des tablettes de chocolat issues du commerce équitable ou de l'agriculture biologique. Il s'agit d'une bonne façon de donner un coup de pouce aux petits agriculteurs de Bolivie (production biologique), de la République dominicaine ou du Ghana. Pour en savoir plus sur le chocolat équitable au Québec et en France.

    03 août 2003

    Le grand bazar des appellations

    France Inter diffuse plusieurs émissions intéressantes sur le monde agro-alimentaire tout au cours de l'année.

    Cette semaine, Rue des Entrepreneurs rediffuse une émission portant sur les labels de qualité qui se multiplient en France, pays-phare dans ce domaine. Plusieurs pays (Italie, Espagne, Suisse) ont adopté de telles démarches et le Québec s'y intéresse de plus en plus.

    Ces labels comme les AOC en France ou IGP en Europe, les labels rouges ou le logo AB (pour agriculture biologique) constituent un argument commercial de choix pour les producteurs mais qu'apportent-ils vraiment aux consommateurs ? Et que dire des appellations suivantes : artisanal, produit maison, produit fermier ou produit de tradition ?

    Une émission à ne pas manquer que vous pouvez écouter sur Internet jusqu'au 9 août.

    02 août 2003

    Salade d'épinards au bacon, aux pignons et aux croûtons

    Après une journée bien chargée et en ce début de canicule, une salade-repas s'avérait la solution la plus simple pour satisfaire nos estomacs. Cette recette d'origine américaine (eh oui !) est excellente et possède une texture croustillante qui me plaît bien. Et un petit verre de Corbières rosé bien frais pour arroser le tout.

    Ingrédients (pour 4 personnes)
    • 1/2 baguette de pain coupé en tranche de la taille d'un croûton
    • 60 ml d'huile d'olive
    • 300 g de pousses d'épinards
    • 200 g de bacon
    • 4 oeufs
    • 100 g de champignons de Paris tranchés
    • 4 c. à soupe de pignons de pin
    • 1 gousse d'ail moyenne écrasé
    Sauce
    • 1 jaune d'oeuf
    • 1 c. à soupe de moutarde
    • 1 c. à soupe de jus de citron
    • 1 c. à soupe de vinaigre de vin blanc
    • 2 c. à soupe de crème fraîche ou de crème 35%
    • 1 gousse d'ail moyenne écrasée
    • 120 ml d'huile d'olive
    • sauce tabasco
    • sel
    1. Déposer les oeufs dans une casserole et les recouvrir d'eau froide. Faire cuire dix minutes. Laisser refroidir, écailler et couper en quatre.
    2. Déposer le pain sur une plaque allant au four et huilez les tranches avec le mélange de 60 ml d'huile et d'une gousse d'ail. Mettre dans un four à feu moyen jusqu'à ce que les croûtons soient bien dorés.
    3. Faire cuire le bacon. Le laisser refroidir et l'émietter.
    4. Faire griller les pignons de pin dans un poêlon jusqu'à ce qu'il soient dorés
    5. Faire sauter les champignons dans un peu d'huile.
    6. Mélanger le jaune d'oeuf, l'ail, la moutarde, la crème fraîche, le vinaigre, le jus de citron et la sauce Tabasco dans un petit bol. Incorporer les 120 ml d'huile peu à peu tout en fouettant. Rectifier l'assaisonnement.
    7. Mettre les les épinards dans un saladier et incorporer la sauce tout en ménager délicatement.
    8. Ajoutez les oeufs, les croûtons, les champignons, les pignons aux épinards et servir.

    Il existe une variante à cette recette. La sauce est composée exclusivement d'huile de noix, d'un peu de sauce soja et d'ail.

    P.s. : le rosé peut causer d'étranges effets chez certaines personnes dont le capitaine G.

    American spinach salad with bacon

    After a hot summer day in Paris, a nice salad was the solution to fill our stomaches simply and without passing too much time in a overheated kitchen. This American recipe is excellent and has a crunchy texture that I like well a lot. With a glass of a cold Corbières rosé, it was perfect for a light evening meal.

    Ingredients (for 4 people)
    • 1/2 a baguette cut in crouton size chunks
    • 60 ml of olive oil
    • 300 g of young spinach leaves
    • 200 g of bacon
    • 4 eggs
    • 100 g of mushrooms cut in thin slices
    • 4 tbsp of pine kernels
    • 1 medium size crushed garlic glove
    Sauce
    • 1 egg yolk
    • 1 tbsp mustard
    • 1 tbsp lemon juice
    • 1 tbsp white wine vinegar
    • 2 tbsp crème fraîche or 35% cream
    • 1 medium size crushed garlic glove
    • 120 ml olive oil
    • tabasco sauce (as you want)
    • salt
    1. Put the eggs in a pan and cover them with cold water. Cook ten minutes. Let them cool. Scale and cut them in four.
    2. Put the baguette chunks on an oven-ready dish. Mix 60 ml of olive oil and one crushed garlic glove. Spread on the croutons. Put in the oven (medium heat) until the croutons brown.
    3. 1 medium size crushed garlic glove
    4. Roast the pine kernels in a frying pan until brown.
    5. Cook the mushroom slices with a bit of oil until they lose some water.
    6. Mix the egg yolk, the remaining garlic, the mustard, the crème faîche, the vinegar, the lemon juice and the Tabasco sauce in a small bowl. Add 120 ml of oil slowly while whipping. Rectify the seasoning.
    7. Put the spinach leaves in a salad bowl. Incorporate the sauce and toss delicately. Add the eggs, the croutons, the mushrooms and the pine kernels.
    8. Enjoy !

    If you want something different, try a sauce prepared only with walnut oil, soya sauce and garlic.

    P.s. Rosé can have weird effects on some people so beware ... Captain G. is one of them.